Le champignon du mois de décembre: Xylaire du bois

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 Xylaire du bois

En décembre, les ramasseurs courageux n’ont que peu de choses à récolter.

S’il ne fait pas trop froid, on peut encore trouver quelques Tricholomes, tel le Tricholome terreux (Tricholoma terreum (Schaeff) Kumm.), des Pieds bleus (Lepista nuda (Bull.) Cooke)], des Pieds violets (Lepista saeva (Fr.) Orton), mais aussi quelques Pleurotes et des Collybies telles la Collybie à pied velouté (Flammulina velutipes (Curtis) Singer) qui apparaît à la base des troncs de feuillus, même après les premières gelées et la Souchette (Collybia fusipes Bull.) Quélet). En décembre 2019, des Hygrophores de mars (Hygrophorus marzuolus (Fr.) Bres.) ont été récoltés dans le Vercors, à Méaudre.

Il reste, toutefois, de nombreuses espèces qui n’attirent pas forcément l’œil. Ce sont des champignons qui, en général, se développent sur les arbres, sur le bois plus ou moins pourri, à terre ou sur du bois enfoui comme le Xylaire du bois :

Habitat : En troupe ou isolé sur bois mort encore dur, sur souches, branches et débris ligneux plus ou moins enterrés dans les bois de feuillus. On peut l’observer toute l’année.

Description : Ce champignon se présente sous deux formes distinctes.

- Un stade imparfait formé de petits « arbuscules » dressés, plus ou moins cylindriques irréguliers, plus ou moins ramifiés, de 2 – 5 cm            de haut, rappelant un peu les Clavaires. Les extrémités supérieures sont couvertes d’une poussière blanche due à la présence de conidies*, à l’origine de la multiplication végétative    du champignon (reproduction asexuée). La base est noire et feutrée.

- Un stade parfait. En hiver et au début du printemps, en mélange avec les rameaux blanchâtres, on observe des formes noires non branchues, boursouflées et verruqueuses. Ce sont ces éléments qui produisent les spores contenues dans des asques* et qui sont à l’origine de la reproduction sexuée du champignon.

Chair            Blanchâtre et coriace.   

Odeur et saveur insignifiantes.

Remarques : - Espèce très commune, mais on remarque surtout la forme imparfaite asexuée du fait de ses extrémités blanches.

Texte et photos de Pierre REPELLIN

Source: Société Mycologique du Dauphiné

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